Chasser, c'est respecter
Pratiquer la chasse, c’est agir avec responsabilité envers la nature, les espèces et les autres usagers du territoire. Cette éthique, fondée sur la connaissance, la prudence et le respect des équilibres naturels, constitue le socle d’une chasse moderne, encadrée et consciente de son rôle dans la gestion de la faune.
Une pratique fondée sur une relation responsable à la nature
Parce qu’elle replace l’être humain dans un rapport direct à la nature et à sa nature profonde, la chasse est le lieu d’une liberté, essentielle, fondamentale. Elle est aussi, de la même manière, une conscience aiguë et une responsabilité, celle de tout faire pour préserver les fragiles équilibres qui en sont la condition et la raison profonde.
Voilà ce qui fonde l’éthique de la chasse. Tout chasseur responsable sait qu’il n’y a pas de chasse possible, de chasse authentique sans respect intime de la vie sauvage et de ses lois. Ce sont elles qui inspirent les meilleures pratiques de chasse et les réglementations les plus pertinentes. Car elles respectent profondément la vie. Car elles acceptent la mort et les rapports naturels de prédation, sans les occulter. Chasser n’a donc rien de commun avec une quelconque forme de barbarie, de pulsion morbide, ni de sadisme ou de cruauté.
Une éthique qui se traduit par des pratiques concrètes
Entraînement régulier pour un tir assuré, connaissance pointue des espèces, respect et valorisation adéquate du gibier tué, dialogue avec les agriculteurs, respect des voisins, courtoisie, communication claire et proactive… l’éthique du chasseur ne se paie pas de mot. Elle s’exprime à travers des actes concrets. Une chasse éthique :
- S’inspire des lois de la nature et la respecte comme patrimoine commun irremplaçable
- Favorise l’amélioration du milieu et des habitats naturels
- Se réfère aux connaissances scientifiques les plus actuelles
- Ne prélève qu’à besoin, selon ce qu’exige le renouvellement et la protection des espèces
- Est pratiquée avec la plus grande prudence, et avec l’assurance de réduire au minimum la souffrance de l’animal.
- Refuse les actes de chasse gratuits et sans considération pour la valeur de l’animal.
Chasser n’est de toute évidence pas un geste banal ni anodin. Ainsi nul ne peut chasser s’il n’est titulaire d’un permis de chasse. Comportant un volet théorique et un volet pratique, il est probablement l’un des permis les plus exigeants et les plus difficile à obtenir. Ainsi personne ne peut chasser sans connaître les règles de sécurité, les pratiques admises, le calendrier d’ouverture, etc. Il faut en outre être assuré, présenter un casier judiciaire vierge et s’acquitte chaque année de taxes régionale et communale de près de 250 euros.
Une pratique strictement encadrée par la loi
Chasser n’est de toute évidence pas un geste banal ni anodin. Ainsi nul ne peut chasser s’il n’est titulaire d’un permis de chasse. Comportant un volet théorique et un volet pratique, il est probablement l’un des permis les plus exigeants et les plus difficile à obtenir. Ainsi personne ne peut chasser sans connaître les règles de sécurité, les pratiques admises, le calendrier d’ouverture, etc. Il faut en outre être assuré, présenter un casier judiciaire vierge et s’acquitte chaque année de taxes régionale et communale de près de 250 euros.
Bon à savoir : un cadre légal précis pour protéger la nature et les territoires
Bon à savoir – Avec la loi de 1882 – avant déjà, en réalité –, le législateur a donné à la chasse un cadre, équilibré et démocratique, plusieurs fois remanié depuis. Et il a établi des sanctions pour ceux qui sortent de ce cadre : on ne peut tirer n’importe quoi, n’importe comment, n’importe quand. On ne chasse par sur le terrain d’autrui sans autorisation. La chasse doit être organisée de manière à prévenir les dommages importants aux cultures, à l’élevage, aux forêts, etc. La loi interdit les modes de chasse inadaptés tels que la tenderie, les pièges à mâchoires et collets. De même, l’élevage de gibier est interdit sauf strictes dérogations. Et le nourrissage est quant à lui, strictement encadré. Le lièvre, la perdrix et le cerf boisé ne peut être chassé qu’à condition d’adhérer à au conseil cynégétique de l’un des 49 territoires définis en Wallonie : ils sont chargés de la gestion commune de ces espèces. Par ailleurs, une exigeante réglementation de la possession, du transport et de l’utilisation des armes est d’application, ainsi que pour l’emploi des munitions selon le gibier chassé. Des contraintes spécifiques s’appliquent aussi à proximité des zones humides, pour prévenir toute pollution au plomb (v. AGW 22 septembre 2005). Et ce ne sont ici que quelques-unes des principales balises aux pratiques cynégétiques.
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