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Chasseurs : les bons, les meilleurs et les autres

La chasse s’exerce selon des pratiques diverses, adaptées aux espèces, aux territoires et aux objectifs de gestion du grand gibier. Encadrée par une réglementation précise et portée par des traditions fortes, elle mobilise des compétences variées. Cette page propose un aperçu des principaux modes de chasse et de leurs spécificités.

Une pratique ancienne aux formes multiples

De tout temps, l’homme a chassé. Mais les pratiques ont évolué. Elles se sont diversifiées, codifiées, enracinées dans leur culture. Les modes de chasse varient aussi selon le gibier, petit ou gros, selon les régions et leur caractéristiques topologiques, selon les affinités de chacun…

Certains chassent seuls, à l’affut ou à l’approche, goûtant aux parfois longues heures de patience et d’observation. D’autres préfèrent la partager entre amis, ils pratiquent une chasse collective, où l’on se croise en provenance de tous milieux et origines.

Dans notre pays, la chasse à tir (fusils, carabines et munitions selon le type de gibier) est la plus pratiquée. Mais on connaît aussi la chasse à vol « la fauconnerie », la chasse à l’arc, qui ont d’ailleurs leurs propres fédérations (liens).

Les périodes d’ouverture de la chasse, définies par un arrêté du gouvernement régional, varient selon le gibier et le mode de chasse. Les règles de base sont sensiblement les mêmes (permis, assurances, territoires de chasse) avec des adaptations évidentes pour ce qui concerne les armes, selon le gibier et le procédé utilisé.

Des modes de chasse complémentaires et encadrés

Les divers modes de chasse sont complémentaires, la battue traditionnelle a plus d’efficacité pour atteindre les objectifs des plans de tir tandis que l’approche-affût est plus révèle d’autres qualités. Signe des évolutions constantes dans la tradition, une approche traque-affût se développe depuis peu, qui veut combiner les avantages des deux techniques. La chasse, comme activité humaine, est aussi, ce faisant, une activité économique qui connaît de nombreuses retombées : loyers, fournitures, produits, etc. Avec plus de 24.000 chasseurs actifs, la chasse génère près de 400 millions d’euros de retombées économiques chaque année (PWC 2022, chiffres 2019-2020). De nombreux métiers sont directement ou indirectement liés à la chasse, parfois exclusivement (gardes, armuriers, éleveurs de chiens de chasse, ouvriers des ateliers de préparation et transformation des venaisons).

Une pratique responsable basée sur le respect et la connaissance

Enfin, la chasse n’échappe pas non plus, à d’autres réalités humaines : pratiques inadaptées, comportements inadéquats ou même inacceptables sont malheureusement un fait, limité mais réel. Des jalousies ou rivalités peuvent aussi entamer le plaisir et les valeurs de la chasse. Le respect des autres et de la nature requiert encore un patient apprentissage. C’est pourquoi la Fédération des chasseurs au grand gibier promeut une chasse qui assure la sécurité de tous, la protection de la nature, le respect de chacun et celui de tous les animaux, sur base des connaissances scientifiques les plus récentes en matière sylvicole, cynégétique ou de promotion du bien-être animal.

Petit lexique pour comprendre les différentes pratiques et leurs spécificités

Affût (poste fixe) et approche (en déplacement) : procédé de chasse à tir pratiqué, de l’aurore au crépuscule, tant en bois qu’en plaine, par un seul chasseur, sans rabatteur ni chien, sauf s’il est tenu et pour rechercher le gibier.

Son usage n’est autorisé que pour la chasse du broquart (chevreuil mâle) à l’approche et à l’affût (arr. armes, art. 11), l’usage des leurres et appâts est strictement réglementé.

C’est une chasse à tir, pratiquée par plusieurs chasseurs attendant le gibier rabattu par plusieurs hommes s’aidant ou non de chiens » (art. 3, 2°).

Variante de la battue est une technique de chasse à tir devant soi, pratiqué en parcourant, seul ou à plusieurs, le territoire à la recherche du gibier, éventuellement avec l’aide d’un ou plusieurs rabatteurs, ou de chiens (broussailleurs, d’arrêt ou de rapport).

La chasse au chien courant est pratiquée par un ou plusieurs chasseurs se déplaçant, guidés par les abois des chiens qui ont levé le gibier et le poursuivent, pour se poster sur la voie que l’animal chassé finira par emprunter.

Son usage est strictement limité à la chasse au lapin.

C’est l’art traditionnel et l’activité qui consiste à dresser (affaiter), faire voler et conduire un rapace pour chasser du gibier sauvage dans son milieu naturel. La pratique de la fauconnerie remonte à plus de 4.000 ans, c’est l’une des relations les plus anciennes entre l’homme et l’oiseau. Elle est reconnue comme patrimoine culturel.

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