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La chasse est-elle encore populaire ?

OUI : En Belgique, 77 % de la population se déclare favorable ou neutre vis-à-vis des chasseurs, à condition qu’ils respectent le cadre réglementaire. Au Danemark, ce chiffre atteint même 95 % (Yougov 2024).

À l’échelle européenne, la chasse compte environ 7 millions de pratiquants, dont 1 million en France. En Belgique, leur nombre est comparable à celui des agriculteurs, avec environ 180 000 chasseurs, incluant les détenteurs de permis (20 000 en Région wallonne et 13 000 en Flandre), les traqueurs et les noyaux familiaux. Chaque année, 1 000 nouvelles personnes passent leur permis de chasse en Région wallonne (+34% en 2025).

La chasse est l’un des rares loisirs à réunir si naturellement toutes les générations et des milieux sociaux très divers, tous animés par la même passion, ce qui en fait un véritable socle social de la ruralité.

La chasse, c’est bien plus que tirer : elle implique observation, patience, renoncement, compréhension et gestion de la nature, un peu comme deux amoureux qui s’approchent et s’apprivoisent avant d’échanger finalement (ou pas) un baiser.

La mauvaise image de la chasse est souvent liée à des préjugés (sondage FNC 2023). Conscients de ce problème, les chasseurs, qui ont longtemps vécu selon le principe « vivons heureux, vivons cachés », s’efforcent aujourd’hui de mieux partager leur passion, guidée par le respect du vivant et l’engagement pour la biodiversité.

Les débats sur la chasse sont parfois très politisés et marqués par des positions extrêmes. Les tendances communistes estimeront que seule une gestion étatique éclairée, planifiée, menée par des fonctionnaires de la mort, peut assurer une gestion rigoureuse du bien commun. Les tendances plus libérales, seront parfois tentés par une certaine marchandisation, prônant une gestion guidée par la liberté individuelle et les marchés. Les socialistes, quant à eux, seront plus attachés aux traditions rurales et à la cohésion sociale. Enfin, certains groupes plus dogmatiques iront jusqu’à sacraliser une nature intouchable, auto-gérée, aspirant à un jardin d’Éden sans souffrance et vierge du péché originel.

Nous, nous plaçons notre confiance dans une gestion durable, respectueuse, passionnée et libre, avec des garde-fous solides mais agiles et sans bureaucratie. Nous croyons en la gestion diversifiée, en bon père de famille, en quête d’équilibre dans une nature en perpétuelle évolution.

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