fcggb

Protéger la vie sauvage

Le respect de la vie sauvage fait partie intégrante de l’éthique de la chasse. À travers leurs pratiques, les chasseurs participent à la préservation des équilibres naturels, au suivi sanitaire de la faune et à une gestion responsable des populations animales.

Une éthique fondée sur le respect du vivant

Pour les chasseurs, le bien-être animal, n’est pas un slogan. C’est une ligne de conduite. Elle s’exprime dans le silence d’une attente à l’aube, dans les soins donnés aux chiens, dans le choix de ne pas tirer l’animal si les conditions ne sont pas optimales.

Certes, évoquer la chasse sous l’angle du bien-être animal peut paraître dissonant. Cette question est pourtant au cœur des réflexions cynégétiques contemporaines. Elle est ne peut se résumer à une opposition binaire entre ce qui serait une barbarie innommable d’une part et une compassion parfois bien éloignée des besoins des animaux, d’autre part.

Car la place… naturelle de l’animal est bien dans la nature. C’est là qu’il s’épanouit, que s’exprime la plénitude de ses instincts de survie, de conservation, de reproduction, de prédation. En Belgique, 1% des animaux seulement vivent à l’état sauvage, dans leur milieu naturel. C’est dans ce milieu que le chasseur, en respectant les règles de l’art et les réglementations, ‘prélève’ l’animal, au plus près des rapports naturels de prédation. La chasse assume la mort de l’animal mais elle refuse la cruauté, la souffrance gratuite. De tous les animaux dont la viande est consommée par l’homme, le gibier, petit ou gros, est ainsi celui qui bénéficie assurément des meilleures conditions de vie.

Le retour du loup : une question complexe pour les équilibres naturels

Un prédateur qui ne remplace pas la régulation humaine

Dans nos régions, très urbanisées, une large part des forêts sont travaillées par l’homme, depuis très longtemps. Le grand gibier n’y a donc plus de prédateur.

Aussi, le retour du loup dans nos contrées fascine, inquiète aussi Et réveille un imaginaire, profondément ancré. Le loup incarne un espoir de nature retrouvée, et pour certains, la possibilité d’une faune régulée sans intervention humaine. Mais cette vision idéalisée ne résiste pas aux faits.

Mais le loup, prédateur opportuniste, ne contrôle en réalité ni la densité des populations d’ongulés ni leur répartition. Son action, localisée et aléatoire, ne suffit pas à prévenir les dégâts liés aux densités trop importantes de gibier.

Bien-être animal et réalité de la prédation naturelle

Quant au bien-être animal, le paradoxe est criant : si la chasse moderne tend vers un tir rapide et précis, la prédation du loup implique souvent stress, poursuite et souffrance prolongée. La nature, dans sa rude réalité, n’offre donc pas cette “mort douce”, idéalisée par une société heureusement plus en plus sensible à la condition animale.

Réintroduire le loup est un plus pour la biodiversité et la restauration du patrimoine naturel, mais croire qu’il peut remplacer la chasse, c’est ignorer la complexité des équilibres auxquels la chasse apporte donc une contribution irremplaçable.

Les chasseurs, acteurs de terrain au service de la faune sauvage

Plus encore, les chasseurs, acteurs de terrain avant tout, sont souvent même les premiers détecter la souffrance animale, à la comprendre, à identifier les causes, jusqu’à résoudre des problèmes sanitaires qui peuvent avoir un impact lourd sur la faune et sur la santé humaine. La sensibilisation au bon état sanitaire des animaux prélevés renforce la vigilance face à la souffrance invisible : blessures anciennes, parasites, ou malformations.

Voilà pourquoi les chasseurs s’efforcent à des pratiques toujours plus respectueuses : tirer dans les meilleures conditions, éviter les blessures inutiles, dresser adéquatement les chiens, traquer avec rigueur pour ne pas laisser souffrir un animal blessé : autant de gestes qui relèvent bien évidemment moins de la performance que de l’éthique.

Loin des caricatures, la chasse réinvente ce lien ancien, exigeant et humble, entre l’homme et l’animal sauvage. Un lien fait de respect, de lucidité, et parfois, d’un dernier souffle accordé sans douleur. Bien sûr, il faut accepter, à rebours peut-être de certaines imageries d’enfance que, dans la nature, tous les animaux ont leurs prédateurs, sauf le grand gibier dont les prédateurs naturels ne sont plus présents dans nos forêts.

Bon à savoir

L’élevage du gibier en Belgique

Dans notre pays, il n’existe pas et ne peut y avoir d’élevage de grand gibier (cerf, chevreuil, sanglier…). Pour certains petits gibiers en revanche, c’est une pratique limitée, elle est encadrée et veille aussi au bien-être animal : en général, même en élevage, le gibier dispose d’une surface par animal plus importante que dans les élevages traditionnels de volaille.

Le nourrissage et la protection des territoires

Quant au nourrissage, qui suscite de nombreuses interrogations commentaires, il doit être bien compris : pratiqué de manière raisonnée, dans le respect des règles, il peut avoir deux rôles complémentaires : dissuasif quand il s’agit de maintenir le gibier en forêt pour éviter la dégradation des cultures, il peut aussi être supplétif lorsqu’il est pratique de manière ponctuelle pour aider le gibier à surmonter des épisodes hivernaux inhabituels. De la même manière, l’installation de clôture doit répondre à des objectifs légitimes : protection des cultures et plantations récentes, couloirs écologiques…

Pour aller plus loin…

Cerf élaphe, brocard, daguet, laie, marcassin, chevreuil – petit guide pour les connaître et les reconnaître

Sur le même sujet :

Chasser, c'est respecté

Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit. Ut elit tellus, luctus nec ullamcorper mattis, pulvinar dapibus leo.

Partageons la nature

Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit. Ut elit tellus, luctus nec ullamcorper mattis, pulvinar dapibus leo.

Unir nos valeurs

Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit. Ut elit tellus, luctus nec ullamcorper mattis, pulvinar dapibus leo.

Recherche

Contact

Bureau

Une question ?